Nous vivons un moment exceptionnel, d’une gravité sans précédent.

Les mesures pour éviter la propagation du Covid-19 (coronavirus) imposent un confinement des populations. « Rester chez vous » pour vous protéger et protéger les autres. Mais voilà, certaines personnes n’ont pas l’habitude de rester chez elles toute la journée.

Ainsi elles peuvent se retrouver seules ou pour d’autres en famille, en couple et dans une situation difficile psychologiquement. Dans une maison ou appartement, avec ou sans beaucoup d’espace. A la ville ou à la campagne.

Elles peuvent avoir une sensation de se sentir enfermées, confinées et privées de leur liberté individuelle et de leurs droits de libre circulation. Elles pourraient le vivre comme une prison intérieure. Enfermées entre quatre murs sans barreaux. La tentation est grande de transgresser les règles posées par les autorités françaises et cela malgré les mesures de répression.

Un sentiment de colère, de révolte, d’injustice et d’individualisme pourrait faire vent également.

Ces mesures d’isolément appellent à la responsabilité, à l’effort de solidarité, à la concitoyenneté, et à la discipline.

Alors comment vivre un confinement serein ?

Découvrez les 4 clés qui sont la base pour plus de sérénité durant votre cantonnement.

  1. Prendre soin de soi

Il est important voire essentiel de pouvoir prendre soin de soi. J’aime à dire « comment prendre soin des autres si nous ne savons pas prendre soin de nous-même ? ».

Nous sommes la personne la plus importante de notre vie, et nous seuls savons ce qui est bon ou pas pour nous.

Prendre soin de soi c’est s’accorder des temps de pause, se faire plaisir, respecter ses limites.

Faire des choses qui nous nourrissent intérieurement et qui nous font du bien comme par exemple partager un moment de qualité avec une personne que l’on aime (en présentiel ou par téléphone), ou regarder un documentaire pour satisfaire notre curiosité intellectuelle, etc.

Mais encore faut-il savoir ce dont nous avons besoin ?

  1. Répondre à ses besoins

De quoi avons-nous besoin ? Nos besoins du moment ne sont pas forcément les mêmes qu’hier et seront probablement différents de demain.

Il existe une variété d’identification des besoins en matière de développement personnel.

A titre d’exemple, Maslow a identifié 5 besoins fondamentaux selon la hiérarchie suivante :

-les besoins vitaux ou physiologiques (manger, boire, dormir, respirer…),

-les besoins de sécurité et de protection (se sentir en sécurité, être en confiance, la santé),

-les besoins d’amour et d’appartenance (relations sociales, intimité…),

-les besoins d’estime de soi (confiance, respect des autres, estime personnelle),

-les besoins de se réaliser.

Pour Tony Robbins, il y aurait 4 besoins de la personnalité et 2 besoins de l’esprit :

-la certitude (besoin de sécurité),

-la variété (besoin de diversité, de changement et prendre des défis),

-l’importance (se sentir important, utile),

-l’amour et la connexion (nécessité de se sentir connecté aux autres et être aimé),

-la croissance (besoin d’évoluer sur le niveau physique, intellectuel et spirituel),

-la contribution (donner de son temps, de son énergie et de son argent).

La vidéo Les six besoins fondamentaux de l’être humain – Tony Robbins – (5’17 mn) est très claire et explique de façon illustrée ces différents besoins.

Pour ma part, j’ai ma « propre méthode » qui me sert dans mon quotidien et que vous pouvez retrouver dans l’article du blog  Quels sont mes besoins ?

  1. Poser des saines limites

Se respecter et être à l’écoute de ses besoins veut dire également de poser de saines limites par rapport à soi, et par rapport à l’autre, donc son entourage.

Confinés, nous pouvons avoir la sensation de nous sentir envahir par l’autre. Beaucoup d’autres nous sommes en télétravail, et à ce titre avons besoin d’un espace pour pouvoir œuvre sans distraction et sans être dérangés. Comment faire lorsque nous sommes dans de petits espaces ? Pas de bureau pour nous isoler ? Pas de pièce supplémentaire.

Il convient de poser un cadre et des limites que l’on devra exprimer à l’autre. A charge pour lui de nous entendre.

Par exemple, poser que j’ai besoin de travailler deux heures, et durant ce temps, je ne serai disponible pour personne.

La communication et le dialogue sont importants pour pouvoir nommer et verbaliser les choses afin qu’elles puissent prendre place dans la matière.

Les limites nous renvoient à notre propre cadre intérieur. Ce que nous acceptons ou pas. Ce qui est bon ou pas pour nous. Ce que nous tolérons ou pas, et jusqu’à quel point. Sinon nous franchissons la barrière et dépassons nos limites. Nous pouvons nous mettre hors de nous. Colère, frustration, énervement, cris, paroles que nous regrettons par la suite.

C’est pour cela qu’il convient d’avoir un cadre, c’est-à-dire des repères à l’intérieur desquels nous pourrons évoluer, exprimer et manifester ce que nous sommes.

  1. Avoir des repères

Rappelons que nous sommes confinés, et pas « en vacances » comme cela nous a été rappelé par le gouvernement français.

Les personnes qui ne sont pas organisées, qui sont laissées à elles-mêmes peuvent se sentir perdues toutes seules chez elles. Elles peuvent avoir l’envie de se laisser aller, de ne plus avoir de rythme, de contraintes d’horaires. Un certain nombre de personnes, non habitué au télétravail, se retrouve du jour au lendemain à devoir travailler chez elles dans conditions différentes.

Livrées à elles-mêmes, elles ont besoin de garde-fous pour pouvoir travailler et faire la part des choses entre le monde professionnel et le monde personnel, entre le jour et la nuit.

Quel que soit notre statut, nous sommes à demeure et il convient de garder quelques repères temporels afin d’avoir un certain équilibre et ne pas tomber dans des comportements excessifs (ne rien faire ou trop s’occuper pour faire passer le temps). Car le temps peut paraître pour certaines personnes très long ou au contraire trop court. Ceci est relatif. Et pourtant la minute fait toujours 60 secondes pour tout le monde. Grande pourrait être la tentation de trouver du réconfort dans la nourriture ou l’alcool, la cigarette.

Besoin de structurer sa journée avec des occupations différentes, d’avoir un rythme et de faire des rituels.

Garder des repères temporels serait par exemple de se lever tous les matins de la semaine à la même heure, et conserver une grasse matinée pour le week-end. S’octroyer un moment par jour ou par semaine pour telle ou telle activité, émission de télé, choisir un jour déterminé pour faire le ménage, etc.

Fractionner la journée afin de ne pas perdre la notion du temps, parce que l’on pourrait être vite déconnecté de la réalité et ne plus savoir quel jour on est.

Rester très longtemps sur les réseaux sociaux (la « tendinite Facebook » pour les heures à lire les posts depuis son téléphone portable) ou les jeux en ligne ou à Netflix pourraient rendre addictif.

Cela demande de la discipline, de la volonté, de la rigueur et de l’organisation. Et parallèlement, en profiter pour relâcher la pression que l’on se met dans notre vie au quotidien.

Aujourd’hui, la planète se met au ralenti. C’est le moment d’adopter nos comportements et de trouver de nouveaux rythmes plus respectueux de nous-mêmes et de notre propre cycle.

Alors bon confinement à vous !

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